Un acteur de l’emploi et de la formation

Un acteur de l’emploi et la formation

Nous cherchons à favoriser le sens du et au travail et à “challenger le handicap”, pour tendre vers le droit commun, mettre en place des parcours d’accès à l’emploi durable, d’accès à la qualification / certification et à l’emploi de qualité… pour cheminer vers l’autonomie, la responsabilité partagée et la reconnaissance.

 UNE FINALITE = L’INSERTION PROFESSIONNELLE DURABLE DE PERSONNES HANDICAPEES

TROIS AXES = TROIS OBJECTIFS

– Un objectif économique, est de proposer un service en direction des exploitations et des entreprises agricoles ; l’activité générée par les personnes permet de faire émerger un statut durable de salarié, de les rémunérer et pérennise financièrement la structure.

– Le second objectif est de proposer une formation qualifiante et professionnalisante adaptée, pour des personnes en situation de handicap souhaitant travailler dans le domaine agricole.

– Enfin, le troisième objectif (social, socio sanitaire et socio-professionnel) consiste à accompagner durablement des personnes handicapées vers et dans l’emploi, et vise à assurer leur insertion sociale en recherchant l’accroissement de leur autonomie.

La personne porteuse de handicap(s) est placée au centre du dispositif, en misant sur certaines aptitudes comme la capacité à reproduire et répéter un geste professionnel correctement transmis et démontré, dans des mises en situation « apprenantes ».

Basé sur la pédagogie de la réussite, c’est l’alchimie des trois axes : TRAVAIL – FORMATION – APPUIS qui garantit les résultats.

Le Prest’HA’Terre – EAA 77 fait le choix de mettre en œuvre des Actions de Formation En Situation de Travail (AFEST ; cf. loi Pour la liberté de choisir son avenir professionnel, 2018).

La Main Verte (Solivers) en Alsace a été pionnière dans la mise en accessibilité du contenu du travail et des référentiels de certification, au bénéfice de personnes en situation de handicap.

Promouvoir des parcours qualifiants en situation expérientielle

La mise au point d’une méthode a nécessité une réflexion sur la mobilisation de capacités à mettre en œuvre pour réaliser un geste simple, appelé geste professionnel. La méthode se base sur une acquisition expérientielle de savoir-faire, qui deviennent des gestes réflexes, le cas échéant.

Il s’agit de décliner des activités professionnelles ou des référentiels de certification, de manière à les rendre accessibles, tant en apprentissage qu’en certification. La déclinaison d’activités permet de décomposer cette activité jusqu’au geste professionnel (plus petit dénominateur). L’enjeu étant de proposer un programme d’apprentissage modulaire et de le conduire jusqu’à une parfaite maîtrise de chacun des modules. Cela contribue à identifier les compétences de chaque personne au regard de référentiels métiers existants.

Notre partenaire : Discovia et le dispositif Zero Barrier

Discovia promeut un dispositif global d’accompagnement à la formation en situation de travail, en commençant par tracer et valoriser toutes les étapes de la montée en compétence des salariés-apprenants.                             

Un lien avec la recherche. Le programme SPPT : « Soutenabilités physique et psychique au travail ».

Il s’agit d’un programme de recherche en sciences humaines et sociales réalisé par une équipe issue de 5 laboratoires et soutenu par l’Agence Nationale de la Recherche.

https://www.recherche-sppt.org/index.php/le-projet

Nous sommes plus particulièrement en lien avec Nicolas ROUX, Maître de conférences en sociologie à l’Université de Reims Champagne-Ardenne, chercheur au CEREP et chercheur affilié au CEET. Nous vous encourageons à consulter ses publications :

https://www.univ-reims.fr/cerep/composition/membres-cerep/nicolas-roux,10141,39221.html

A l’origine du projet : une analyse francilienne du secteur d’activité agricole et des mécanismes du marché de l’emploi agricole local

Attractivité des emplois agricoles et marché de l’emploi agricole. Pourquoi l’EAA est une réponse pertinente ?

Le monde agricole est confronté à une forte problématique de main-d’œuvre qualifiée et expérimentée, à cause de contraintes liées à la saisonnalité (durée des missions et des contrats de travail) et au besoin de réactivité, mais aussi due à la technicité grandissante des tâches, souvent au sein d’équipes dont les temps de travail sont de plus en plus optimisés (rendement attendu). Il existe d’autre part un important déficit d’image des travaux et donc des métiers agricoles, notamment lié à la pénibilité (et aux crises sanitaires).

Les métiers agricoles (et les métiers manuels plus généralement) ont été trop longtemps dévalorisés et sous-estimés. Nous nous mobilisons au quotidien pour les revaloriser. On entend trop souvent des messages qui ne reflètent pas la réalité des besoins.

« Pour quelques heures ou plus, au champ, au verger ou sur l’exploitation… Pas besoin d’un bac+5, vos deux bras suffisent ! » Voilà, en substance, le slogan de la plate-forme « Des bras pour ton assiette » lancée le 17 mars 2020 en pleine épidémie de Covid-19.

Mais cette communication ne résiste pas à une analyse concrète et plus fine des besoins de main-d’œuvre. Car sans un cerveau entre les deux épaules, pas de réussite dans un métier agricole ; les seules force et résistance physiques ne suffisent pas. De bonnes capacités de visualisation et de mémorisation sont notamment nécessaires pour faire un bon ouvrier agricole, ainsi qu’une capacité d’adaptation permanente.

Par ailleurs, la « fonction employeur » de l’exploitant et du chef d’entreprise et les caractéristiques du marché de l’emploi agricole francilien (et seine et marnais) rendent les recrutements particulièrement difficiles. La pénurie de main-d’œuvre qualifiée est très forte. C’est une des raisons de l’intérêt d’une EAA : assurer une médiation de cette fonction employeur pour les exploitants et les entrepreneurs.

L’EAA 77 – Le Prest’HA’Terre : un réservoir et un laboratoire des savoir-faire

L’expérience progressive de l’équipe (9ème saison en 2022) la rend performante car ses ouvriers analysent et comprennent l’environnement de travail, le cycle et les caractéristiques des végétaux, et acquièrent régulièrement le « bon geste », gage de qualité technique. L’équipe assure, de manière collective comme individuelle, une régularité dans la qualité et le rendement au travail.

Notre structure s’engage pour la nécessaire transmission entre les générations, mais également entre les différents espaces (géographiques et professionnels). Les métiers agricoles sont reconnus comme manuels, pour lesquels les savoir-faire se démontrent et se transmettent. Par ailleurs, il existe – au sein de l’EAA 77 – une réelle porosité entre les métiers de l’agriculture, des espaces verts ou de la forêt ; c’est un facteur d’enrichissement mutuel des approches et des techniques.

La transmission des savoir-faire revêt un caractère intéressant pour et par les ouvriers. La main-d’œuvre locale en quête de professionnalisation continue est la grande richesse des métiers de l’agriculture, avec des emplois non délocalisables et non mécanisables à la clé.

La solution souvent utilisée des filières de main-d’œuvre européennes ou étrangères, au-delà d’un modèle socio-économique qui interroge, favorise peu ou pas l’ancrage et la transmission des savoir-faire. L’EAA 77 joue ce rôle patrimonial et innovant à la fois, en intervenant pour de nombreux clients, et en étant toujours à l’écoute des conseils techniques, observations et astuces transmises.

L’amélioration et l’adaptation en continu des pratiques professionnelles est le fait du catalyseur EAA.

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